Crédit photo : Comm’on by Tiffou
Nationale 1 – Phase 1 – Match 14
A Besançon, BesAC – STB Le Havre
Samedi 30 novembre, 20h, Palais des sports
Le groupe bisontin : Pouye, Saounera, Eliezer-Vanerot, Buzer, Kovac, Magassa, Berthet, Falzon, Boyer, Jubenot (cap.), Djedje. Coach : Laurent Kleefstra. Assistant : Raphaël Pegeot.
Après une trêve internationale de deux semaines, le championnat de Nationale 1 reprend ses droits. Et pour la circonstance qui correspond d’ailleurs au premier match retour de Phase 1, le BesAC accueille Le Havre, le leader. Un challenge, un défi pour le BesAC qui reste, après une période très délicate, sur deux succès probants à Saint-Vallier (59-72) et surtout contre Boulogne/mer (82-67).
» Le Havre est une armada à surveiller de toutes parts. C’est une équipe très bien équilibrée, 4e attaque et 4e défense du championnat » prévient Laurent Kleefstra qui n’a pas manqué de décortiquer le jeu d’un adversaire piloté depuis le début de saison par Lauriane Dolt précédemment à Mulhouse et seule femme coach sur les trois premières divisons françaises.
Au départ l’ex-Européen de Bilbao, l’ailier Bigote était le fer de lance de cette formation normande. Mais des soucis de santé l’ont éloigné des parquets. Certes il est prêt à rejouer, mais le fera-t-il contre le BesAC ou ce retour sera-t-il différé ? Une inconnue dans l’équation.
Mais Laurent Kleefstra ne veutpas se laisser aller à des supputations ou à des paris : » Avec ou sans Bigote, Le Havre c’est du très costaud bâti pour jouer l’accession en Pro B et c’est bel et bien le leader avec 11 victoires et seulement deux défaites, 5 victoires sur 7 matches loin de ses bases « .
Le Havre, c’est une paire intérieure étrangère Wright – Awich qui rayonne. C’est aussi une autre paire, de meneurs celle-là, Desseigne – Mensah, joueurs parfaitement complémentaires. C’est encore l’arrière Cayol qu’on retrouve beaucoup dans les stats majeures de l’équipe. C’est enfin des rotations à tous les postes qui feraient les affaires de bien d’autres équipes en joueurs majeurs.
» Le Havre, ça joue vite, ça joue juste, ça contre-attaque. Il va falloir tout faire pour les contenir et garder cette intensité sur 40 minutes, cette concentration et cette rigueur qui nous ont valu de battre Boulogne de façon très propre » explique Laurent Kleefstra.
On se souvient qu’au match aller, le statut de favori n’avait pas intimidé le BesAC qui n’avait perdu que dans les toutes dernières secondes de 5 points (82-77). Il faut aussi garder en mémoire que Le Havre reste sur un gros échec à Lyon SO ( 74-59) et que Charleville, le promu s’est aussi payé le luxe de battre le STB (89-88). En clair, rien n’est impossible !
L’intensité au coeur des débats
D’autant qu’avec le retour de Ben Kovac, le BesAC a retrouvé un équilibre offensif.
S’est posée aussi la question du retour de Quentin Hanck, autorisé à rejouer par le chirurgien après son opération d’un doigt. Mais le coach bisontin, même si l’on connait et reconnait l’impact qu’il a eu sur l’équipe avant sa blessure, a pris la décision de lui laisser un peu de temps supplémentaire pour se préparer et a donc choisi l’option de faire encore confiance au pigiste médical Ibrahim Saounera qui a beaucoup apporté lors des deux derniers succès de file.
Pour le reste, rien de changé avec les intérieurs Calvin Jubenot, actuel meilleur marqueur et meilleur rebondeur du BesAC (16,6 pts et 6,8 rbds), le puissant et spectaculaire Landry Djedje, meilleur contreur de N1, Thibault Boyer toujours prompt à apporter sa contribution dans la peinture dans la rotation d’Aaron Falzon dont on attend toujours un peu plus, les jeunes arrière Idrissa Pouye, Claudien Eliezer-Vanerot et le tonique Dahaba Magassa, les très jeunes Ange Buzzer et Pierre-Antoine Berthet étant toujours prêts à répondre à l’appel du coach.
A coup sûr l’intensité sera au coeur des débats samedi soir et le moteur de la victoire. Notamment en défense. 59 pts encaissés à Saint-Vallier, 67 contre Boulogne. Il va falloir rester sur ces standards car ainsi que le dit et le redit Laurent Kleefstra : « On peut battre tout le monde, mais on n’a pas de marge. Pour gagner, on a la nécessité d’être à fond et au mieux pendant 40 minutes « . Voilà tout est dit !
Plus qu’à attendre le verdict dans un Palais des sports qu’on annonce très garni. C’est certain aussi, le BesAC a besoin de tous ses atouts et ses supporters en sont un, et un véritable atout majeur…
Allez BesAC !



